Exemple réel

Un dossier livré, de bout en bout

Un vrai appel d'offres, traité exactement comme pour un client : la fiche, la lecture du dossier, les pièces, le prix. Seule l'entreprise est fictive.

Réfection de la couverture d'un bâtiment administratif de l'État

640 m² de tuiles terre cuite, échafaudage sur toutes les façades, bâtiment occupé. Alpes-de-Haute-Provence, 18 jours pour répondre.

Pour le compte de : ARVEL TOITURE, entreprise fictive de 14 salariés.

1. La fiche gratuite

  • 4 offres par lot d'habitude pour la couverture (médiane sur 28 lots attribués en France).
  • Prix payés par lot : 82 000 à 427 000 € (médiane 189 000 €, 36 lots).
  • 60 % de la note sur le mémoire technique, 40 % sur le prix : un bon mémoire fait la différence.
  • Visite du site obligatoire, sur rendez-vous : sans attestation, l'offre est écartée.

Notre avisOn le prend, à trois conditions

  1. Faire la visite obligatoire dans les jours qui viennent.
  2. Poser nos sept questions écrites avant la date limite des questions.
  3. Chiffrer en sachant que les prix sont fermes : les tuiles ont pris 4 % en un an (index BT32).

2. Sept pièges trouvés dans le dossier de l'acheteur

Avant d'écrire une ligne, nous lisons tout. Chaque point devient une question écrite à l'acheteur, posée avant la date limite des questions.

  • Deux plateformes de dépôt

    Le règlement en désigne une, la consultation est publiée et ouverte au dépôt sur une autre.

  • Deux pièces exigées, absentes

    L'acte d'engagement et le tableau des matériels sont annoncés, mais pas dans le dossier téléchargé.

  • Des prix fermes, sans actualisation

    Le chantier démarre plus de trois mois après la remise des offres : le code de la commande publique impose alors une clause d'actualisation (articles R. 2112-10 et R. 2112-11).

  • Un barème de notes incohérent

    Coefficient 3 sur une note de 5, soit 15 points, pour des sous-critères annoncés à 10 points.

  • Des pénalités contradictoires

    Plafonnées à 10 % et « non plafonnées », dans le même article du CCAP.

  • L'échafaudage sans ligne de prix

    Exigé sur toutes les façades par le CCTP, absent du bordereau. Et une ligne de prix y court sur trois rangs fusionnés : un piège pour qui remplit vite.

  • Pas de repérage amiante

    Le CCAP renvoie au risque amiante, aucun repérage n'est joint.

3. Les pièces livrées

  • Mémoire technique

    10 pages, une section par sous-critère, dans l'ordre du règlement, 10 tableaux (effectif par phase, planning détaillé, déchets et filières).

  • Décomposition du prix (DPGF) de l'acheteur

    Remplie avec les prix du client, totaux recalculés : 94 557 € HT, et la tranche optionnelle à part (11 712 € HT).

  • Acte d'engagement

    Montants en chiffres et en lettres, TVA de l'acheteur, tranche optionnelle reportée.

  • DC1 et DC2

    Candidature : déclarations, chiffre d'affaires des trois exercices, effectifs, matériel, références.

  • DC4, la sous-traitance

    L'échafaudeur annoncé par le client : paiement direct, TVA autoliquidée.

  • Tableau des matériels et produits

    Tuiles, closoirs, zinc, fixations, échafaudage : la norme exigée en face de chaque produit.

  • Note de dépôt

    Les formats acceptés (PDF), les sept questions à poser, la date limite des questions, la visite.

Il restait au client 28 passages surlignés : les CV complets, les diplômes, le relevé de la visite, le nom du centre de tri. Ce que seule l'entreprise sait, nous ne l'inventons pas.

4. Extrait du mémoire : cinq contraintes du site, cinq réponses

Contrainte du siteNotre réponse
Bâtiment occupé par les services de l'ÉtatInterlocuteur unique, planning des zones envoyé chaque semaine, accès maintenus
Locaux sous la toiture déposéeOn ne découvre que ce que l'équipe recouvre dans la journée, bâchage chaque soir
Sous-toiture et zinguerie conservéesGrilles dans les chéneaux, circulation sur les liteaux seulement, état des lieux avant et après
Zone III, plus de 500 m d'altitude, travaux au printempsSurface du jour décidée chaque matin selon la météo, fixation selon la norme
Bruit dans des bureaux occupésDépose à la main, coupes à la scie à eau au sol, créneaux bruyants convenus

Ce que nous ne faisons jamais

  • Inventer un fait sur votre entreprise : ce que nous ne savons pas reste surligné, à vous de le dire.
  • Fixer vos prix : nous les plaçons dans le bordereau de l'acheteur et vérifions les calculs.
  • Promettre de gagner. Nous vous disons quand un marché ne vaut pas la peine.
Faire répondre un marché

La fiche est gratuite. Vous signez et vous déposez. Nous faisons tout notre possible.